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Kǎ'nkwɑ'

(Culture) de ka' : magie, et nkwɑ' : personne étrangere au peuple bamiléké, et principalement vivant au littoral du Cameroun; syn. Ngīē

1Sorte de danse ou rite funéraire (voir le mot nkwɑ̀') exécuté par des sociétés secrètes; litt., la magie des Nkwɑ̀'. Ça se passe généralement dans le village Kǒcɑ̀' (Bakotcha), à Bana, dans une tente fermée construite à cet effet. Au cours de ce rituel funéraire, on fait parler le défunt et il rappelle certaines instructions qu'il avait laissées et que les vivants ne sont pas en train d'exécuter. On fait généralement ce rite longtemps après son décès. Beaucoup de viande sont mangées au cours de cette cérémonie; on met beaucoup de viandes dans une corbeille appelée pāk. Lors du kǎ'nkwɑ̀', quand on frappe au tamtam, le mort répond à distance, pour la première fois; au fur et à mesure qu'on frappe le tamtam et danse, la voix du mort s'approche du lieu de la cérémonie, et parfois cri ú ú ú ! Il faut préciser que le mort ne parle pas dans le langage des humains, et donc il faut nécessairement un interprète pour traduire le langage du mort en un langage humain. Il est aussi nécessaire de signaler que le quartier Bakotcha (Kǒcɑ̀') est un village vivaient originellement les Nkwɑ̀', c'est-à-dire les gens du littoral camerounais, par opposition aux Njɔ̄ŋ (Bamileke); on appelle les femmes ressortissants de ce village ngòòkwɑ̀'.

2Juron utilisé pour jurer; quand vous dites quelque choses à quelqu'un et ce dernier ne vous crois pas, il vous demandera de dire kǎ'nkwɑ̀'! : Qui correspond à "je jure, si ce n'est pas vrai, que le kǎ'nkwɑ̀' me fasse mourir."

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